On sait que les hommes et les femmes sont différents, c'est connu.

Les hommes ca aime la viande rouge, le sport avec des gros balèzes ou des tapettes qui courent après une baballe, la bière, les patates et les filles à moitié nues qui ont des regards qu'on trouve pas chez les filles qu'on croise dans la rue (ou alors qu'on croise très tard, et ces filles là sont passablement dévêtues).

Les femmes ca aiment les légumes et le poisson cuit vapeur, les séries télé et les émissions où on apprend à faire tout plein de choses dedans, les kir royal (merci Florence Foresti) et les mecs nus, de dos. Ou alors de face mais la bouche fermée (on sait que la bouche ouverte il ne diraient rien d'intéressant de toute manière).
On notera en passant qu'il y a des femmes qui adorent la viande rouge les patates et les sports avec des mecs tout plein de muscles et des hommes qui aiment les légumes et les émissions où on apprend à faire tout plein de trucs dedans aussi.

Mais en matière de microbes, j'aurais pas pensé qu'on pouvait noter des différences.

M'est avis que la femme malade c'est tout simple: elle est crevée, elle veut pas parler, elle se fait un thé, une bouillotte et essaie de dormir, tout en regardant une énième débilité une émission de cuisine ou comment faire son Osso Bucco soi-même en 15 minutes un documentaire sur les conséquences de la fonte de la calote glacière sur l'économie du Tadjikistan à la télé. Elle se force à manger -un bouillon ou une salade- et parfois le soir ca va déjà mieux. Et surtout elle va chercher un Doli-bidule dans l'armoire à pharmacie. Dans l'histoire bien entendu, rarissimes sont les hommes qui préparent le thé de leur douce ou les calent sous la couverture devant la télé.

Un homme malade, ca agonise, ca râle, ca se met en colère de ne pas comprnedre comment lui, l'homme, a pu se faire mettre un bas par un misérable microbe, qu'en plus on ne voit pas (alors qu'il peut s'enfiler une côte de boeuf à lui tout seul juste armé d'un cure dent et sans sourciller). Ca veut pas dormir ("ca va aller je te dis"), ca veut pas se boire un thé ou une tisane ("tss, truc de gonzesse ça") encore moins une bouillotte ("c'est quoi ce truc avec de l'eau chaude dedans? Ca va pêter sous mon poids (de gras de muscles) c'te merde"), ca reste pas à la maison au chaud ("bon j'pars bosser, ca passera bien"), et ca connait même pas l'emplacement de l'armoire à pharmacie ("Chériiiiiiiiiiiie, les Doli-Machins sont plus dans le tiroir à côté des torchons?").
Alors ca revient le soir, encore plus énervé parce que: c'est pas passé/j'ai eu mal au crâne toute la journée/j'ai eu le nez qui coule toute la journée/j'ai eu mal au bide, j'ai même pas pu manger (son steack et ses patates, ndlr)/j'ai envie de vomir mais j'y arrive pas... Après maints et maints rechignements, et une fois qu'on a pu mater leur instinct de bête primaire viril, on peut enfin les calmer, leur proposer un thermomètre ("Dans la bouche hein!") et les caler sous la couette, un baiser sur le front, un verre d'eau avec le Doli-chose (trouvé du premier coup "mais pourquoi tu ranges les médoc chérie, et dans la salle-de-bains? On a un placard JUSTE pour les médicaments? Et après tu oses me dire qu'on a pas assez de place et qu'il faut des placards supplémentaires???") sur la table de nuit. Et là soudainement ca va mieux...

Est ce que c'est le microbe qui est différent et qui nous fait réagir de la sorte??A croire que les microbes viennent-ils eux aussi soit de Mars soit de Vénus pour nous infecter... On imagine un homme avec un microbe de Vénus? le rêêêêêve Naaaan, ils sont bien trop mignons comme ca...