Il faut savoir que le Parisien et moi sommes des poissards sans nom.
Aussi, à notre départ pour Rome, le fait que nous ayons eu le bus/navette pour l'aéroport et que nous soyons arrivés à l'heure pour l'enregistrement alors même que nous avions loupé notre bus/que le funiculaire nous était parti sous le nez relevait donc du miracle.

A Rome cela semblait aller jusqu'à ce que personne ne me prévienne que le short pour la BasiliqueSaint-Pierre, c'était pas la peine (j'adore le videur :"toi tu rentres, toi tu rentres pas"), et que le lendemain, alors que nous revenions au Vatican pour faire la totale (Saint Pierre + Musée du Vatican + Chapelle Sixtine), ladite Chapelle Sixtine fermait à l'heure même où nous franchissions la porte d'entrée du musée. La poisse disais-je.

Donc ce matin je ne m'étonnais pas de partir à la bourre de l'appartement pour rejoindre Termini et prendre le train pour l'aéroport. Train que nous avons attrapé de justesse (merci les 3km de tapis roulant pour arriver au quai, z'auraient dû mettre ce train encore plus loin) tout en payant les 15€ par personne uniquement en liquide (non mais sérieux !!! un train express pour l'aéroport qu'on ne peut même pas payer en carte... Super pour les touristes!). Bon.

Là où j'aurais dû me méfier, c'est lorsque nous avons enregistré nos bagages à l'heure, et que nous avons même eu le temps de faire toutes les boutiques de l'aéroport. A l'heure pour l'embarquement, chouette on va pouv... Ah mais non. Pas d'embarquement nous dit vaguement l'hôtesse de la porte. Pas avant 30 minutes. En attendant, elle répond au téléphone, elle marque un truc sur un papier, et nous on poireaute sur nos sièges tout pourris (Rome, aéroport de la capitale de l'Italie? Bravo !).
Finalement lorsque nous pouvons enfin nous asseoir dans l'avion, 20 minutes après l'heure prévue pour lé décollage, mauvaise surprise : nous ne pouvons pas décoller car les bagages ne sont pas dans l'avion suite à une grève du personnel au sol. Les minutes passent, les hôtesses avec des serviettes rafraîchissantes et un verre d'eau aussi. 30 minutes après, la Chef de Cabine et son accent du sud-Ouest nous clame à tu-tête que le pilote de l'avion est en train de mettre les bagages dans la soute avec l'aide du personnel Air France des bureaux. Je ne sais pas si c'est l'attitude de la Chef de Cabine qui semblait faire son premier vol et avoir le pois-chiche d'une loli-prout de 15 ou si c'est la situation, mais j'étais moyennement en confiance lorsque l'appareil a finalement démarré. Ou peut-être était-ce la deuxième hôtesse qui répondait à peine aux demandes des passagers affamés qui ont attendu 1h10 le c*l vissé sur un siège d'avion, et ce dans un anglais d'un niveau aussi élevé qu'un élève de 6ème...

J'ai essayé d'évacuer de ma pensée lors du décollage que peut-être le "Personnel de bureau d'Air France "de Rome avait mal fermé la soute et que nos bagages allaient finir dans la mer et nous aussi à cause de la dépressurisation. Heureusement on a eu droit à des "rafraichissements" et on a eu le droit de choisir entre un sachet de crackers de riz et des biscuits. "Je nous laisse choisir" nous a dit l'hôtesse. Non mais t'imagines si on avait pris les 2? Cela aurait-il été une crise diplomatique dans l'avion?
Par contre, la peur dissipé par mon jus de tomates et mon biscuit au citron est réapparue au dessus des Alpes lorsque les moteurs ont fait un drôle de bruit du genre "tiens, les moteurs s'arrêtent en vol"... Au bout de la 6ème fois où le pilote nous a fait le coup, on s'habituerai presque. Aux turbulences pendant la descente moins. Aux virages à 90° à fond qui te font  t'agripper aux accoudoirs et avec des trous d'air encore moins. Et cerise sur le gâteau, le moment où je me suis vraiment demandée si on allait atterrir, c'est lorsque que le pilote (ou le co-pilote qui passait en fait son permis en conduite accompagnée, mais ça nous ne le sauront jamais) s'est approché de la piste comme un jeune conducteur qui ne sait pas doser sa vitesse : un coup j'accélère, mince je vais trop vite, je freine. Je ré-accélère, mince je vais trop vite je freine, j'accélère... et bam, tiens, mes roues ont littéralement heurté le sol. Et tiens, si je freinais très très très très fort vu que j'ai trop accéléré pour me poser ?

...

J'ai jamais été aussi contente que mes pieds touchent le sol, on se serait vraiment cru dans un avion Barbie, avec Ken aux commandes qui ne fait que regarder dans son miroir son nouveau brushing, et Barbie-Blondasse-sans-cervelle (avec un accent du Sud-Ouest quand même) qui s'émerveille devant son beau Ken en train de mettre les bagages dans la soute.

Et autant vous dire que pour avoir les bagages, on a à peine attendu 1 minute.
Encore heureux.

Par contre, après avoir entendu l'autre soir qu'un avion Air France Rio-Paris a dû faire demi-tour pour cause de toilettes défectueuses (et 11h sans toilettes, c'est le meilleur moyen de voir des passagers sauter à la gorge des hôtesses), et après ce dernier vol, je suis drôlement plus circonspecte quant à mon prochain voyage au Japon...