Je vous le disais en clôture de ma dernière note, la nuit au temple aura été mouvementée... Le réveil s'est fait aux aurores, 6h00, afin de participer à la cérémonie du feu.

C'est emitouflés dans 2 deux pulls et avec nos deux paires de chaussettes que nous pénétrons dans la salle de prière plongée dans la pénombre, et dans les fumées d'encens qui brûlent déjà, tout juste éclairée par les bougies.
S'ensuit alors 2h dans le froid, à écouter les chants des moines, à observer leur lèvres psalmodier les mantras, observer le feu qui brûle, et respirer l'encens... 2h un peu hors du temps, même si le froid de l'extérieur nous ramenait chaque seconde à la réalité. Nous avons été invités à "participer" à la cérémonie en nous faisant passer par le lieu de la cérémonie en lui-même. Cette fois-ci nous sommes au milieu de l'encens, nous passons à côté des moines et des flammes...
C'est un très chouette souvenir que cette cérémonie à l'issue de laquelle nous avons regagné nos chambres pour faire nos valises et nous préparer avant d'aller prendre le petit déjeuner dans la salle commune.

Le petit déjeuner était tout aussi végétarien et salé que l'était le repas de la veille : soupe miso, riz, légumes divers et variés était au menu de ce petit-déjeuner qui calle le ventre !
Le check-out étant prévu à 9h (ni avant, ni après!), nous avons fait le nécessaire avant de laisser nos valises pour nous repromener dans Koya sous le soleil cette fois-ci.
Avant de parler de cette promenade, je vais revenir sur le Shukubo: Choisi parce qu'un moine suisse parlant français s'y trouvait, nous avons été finalement très déçus : le temple-auberge, fort de cette réputation d'héberger un moine francophone, voit passer des voyageurs en recherche de spiritualité, mais aussi beaucoup touristes "tour operators" qui ne voient dans le temple qu'un site touristique de plus : les gens partaient ou discutaient au milieu de la cérémonie du feu, ce couple qui a emené la grand-mère de 70 ans avec eux en vacances et qui renverse sa soupe sur les tatamis... Je peux comprendre qu'on s'intéresse, qu'on aie envie de voir, de découvrir. Mais je reste convaincue qu'il faut avoir du respect pour la culture, du respect pour la manière de faire et de vivre, et qu'il faut prendre en compte toutes les particularités avant de voyager. Ne prenez pas un shukubo si vous n'aimez que le confort des hôtels 4 étoiles !
Cela étant dit, retournons à notre balade dans Koya.

Koya_J2Le Parisien a choisi de retourner à l'Okunoin, histoire de monter jusqu'en haut, voir le temple de Kukai. Personnellement, refroidie par la crise d'angoisse que j'avais faite la veille dans ce cimetière dont on trouve difficilement la sortie, j'ai préféré me balader dans les rues de Koya et prendre de photos ça et là.
La conclusion pour le parisien : l'Okunoin est encore plus beau de jour avec le soleil, et le temple en haut est magnifique, avec un plafond recouvert de lanternes. Il semblerait que quelque chose de très spirituel se dégage du lieu.
Pour moi le constat est qu'il n'y a pas grand chose à voir dans Koya même : des magasins de pierres tombales (réjouissant), des magasins d'articles de pélerins ("chapelets" et images de Kukai, youpy!), et c'est à peu près tout. J'ai donc profité de mon templs libre pour faire la chasses aux érables rouges et boire un thé avec un friandise, tout en finissant le Biba que j'avais acheté pour l'avion.

 

Nous sommes ensuite allé à l'autre bout du "village", voir les différent temples de la ville. Rien de transcendental, j'avoue, mais je sais que je suis vraiment influencée par le fait que je ne m'y sentais pas bien... Je n'avais qu'une envie, repartir et descendre sur Osaka. Ce que nous avons voulu faire, sauf que nous avons loupé le bus (à 5minutes près) qui repart sur la gare du funiculaire, nous avons eu le suivant, 30 minutes plus tard et donc nous avons aussi attendu le funiculaire environ 20 minutes.... Au final, nous nous sommes retrouvé dans un train omnibus qui a mis presque 3h pour redescendre à Osaka, je n'en voyais pas le bout...

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Descente vers Osaka... Enfin !


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Je vous avais dit qu'il ne faisait vraiment pas chaud à Koya... Et encore, là, il faisait beau !

Mais quel plaisir d'arriver à Osaka !
Déjà parce que le Parisien nous a choisi un très chouette hôtel dans le très chouette et très vivant quartier de Dotombori. Il est vrai aussi qu'après le confort spartiate de la veille, cet hôtel était juste luxueux !
Nous avons commencé à nous balader dans Dotombori, nous émerveillant de la démesure de cette ville à coté de tout ce que tout nous avions vu jusque là. Nous sommes surtout partis à la recherche d'un Uniqlo, puisque j'avais regretté de ne pas avoir pris ces jolis petit caches-oreilles dans la boutique de la gare de Kyoto... Donc en vrai, nous voici donc à Osaka à la recherche d'une paire de caches-oreilles ! Au passage, nous découvrons un grand magasin dans lequel nous dégotons des Obanyakis frais faits devant nous, et un vernis trop kawai. Nous avons également croisé bon nombres de choses coquasses, comme ces pancartes en français, ces enseignes géantes lumineuses.

Osaka

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Uniqloooo, enfiiiiiiiin !

Nous sommes également allé sur le toit de d'Osaka : l'Umeda Sky. 57 étages à faire dans un ascenceur en verre, puis les 2 derniers en escalators. Oui, vous avez bien lu, 2 étages sur un escalator dans le vide... Une fois passé cette petite frayeur cependant, on arrive sur le toit de l'immeuble, et tout Osaka-By-night qui se déroule sous nos pieds.
Pour les plus amoureux d'entre nous, il y a également ce banc sur lequel on s'asseoit, et qui mesure la compatibilité du couple :). Et dans la série romantico-baveux, vous pouvez aussi faire graver vos noms sur un cadenas en forme de coeur et le placer en haut de l'immeuble...

Osaka_By_Night

Nous sommes repartis pour trouver ce petit temple entre deux galeries commerciales de Dotombori, dont la statue est recouverte de mousse. La tradition veut que l'on jette de l'eau sur la statue pour porter bonheur.
Ensuite direction un restaurant d'Okonomiyaki pour notre dernier repas, mais il ne valait clairement pas le restaurant que nous avions trouvé à Nara... Enfin, un Tayaki (cette pâte à gauffre fourrée aux haricots rouges ou chocolat) sur un petit pont au dessus de la rivière de Dotombori avant de retourner à l'hôtel pour une dernière nuit au Japon...

(nuit dans un VRAI lit sur lequel je n'ai pas craché, même si j'ai adoré dormir sur des futons tous ces jours...) Demain c'est le dernier jour, celui où nous bouclons nos valises, et direction l'aéroport.