J'aime bien remettre l'Eglise au milieu du village...
Et je viens de me rappeler aussi que ce blog est le mien, mon blog perso et qu'il n'y a pas de raison pour que je n'y raconte que tout ce qui va bien. Je sais que c'est aussi grâce à ça que le Parisien m'a connu, m'a aimé, et il n'y a pas de raison pour que cela change !

Dieu seul sait si j'aime Noël, la période qui la précède où le froid s'installe petit à petit dans les rues, en même temps que les chocolats chauds redeviennent populaires. J'aime ces petites lumières, la lueur des bougies dès 16h, les biscuits, les papillottes et leurs réminiscences d'enfance. J'aime qu'on se retrouve en famille, les cartes de voeux, les étoiles qui brillent dans les yeux et les joues roses.

Cependant cette année, si mes yeux ont brillé, ce n'est pas d'avoir regardé notre majestueux sapin, mais bien d'avoir trop pleurer. Et de continuer à le faire.
Ce n'est pas facile de l'admettre, au risque de passer pour un être faible, mais aussi pour une nombriliste qui veut qu'on la plaigne, mais je pense que mettre les mots sur ce qui ne va pas, c'est déjà le combattre.

Un rien me fait pleurer : penser à un être cher disparu, imaginer mon père seul le soir de Noël, ainsi que le lendemain, la fin d'une journée, l'inconnu de cette année, un avenir si flou (mis à part le mariage, on s'entend !), la fin du contrat du Parisien (je n'arrive pas à me réjouir que nous nous retrouvions collègues de Pôle Emploi :D).
Reste à savoir si ce sont des larmes d'angoisse ou de tristesse car je ne sais pas d'où vient tout ça.

Ces dix jours doivent être synonymes de fêtes, de joies et de bonheur, seulement je n'ai pas eu le coeur autant à la fête que les autres années. Se demander ce qu'il adviendra de nous dans les 6 mois qui arrivent, croiser les doigts pour qu'aucune tuile ne survienne... Bref, des fêtes difficiles qui ont été courronnées par une ultime crise de larmes et d'angoisse et une engueulade le soir du 31...

Depuis...
Depuis je vais un peu mieux, je suis presque heureuse de voir que ça fait 1 semaine que je suis au sec...
J'essaie de moins angoisser pour tout (même si c'est très compliqué), et de relativiser les échecs -principalement dû à mes candidatures pour divers postes-. 
On arrête pas de nous répéter que cette année est la notre, avec le mariage notamment. Mais moi c'est année j'ai envie qu'elle soit celle de l'épanouissement avec le mariage ET le boulot.

Et on fera ce qu'il faut pour que cela arrive !