Ca y est, on entre en phase de pelage. 3° le matin, la bise comme c’est pas permi… Coup de massue numéro 1.

Le lac est démonté, bleu foncé, avec des ptits moutons. Et ce matin, ca fout un coup, j’ai gratouillé pour la première fois le pare-brise de la voiture. Coup de massue numéro 2.

Ce week-end mangé deux fois de la fondue, des beignets de pommes de terre avec charcuterie et un entremet au carambar (dément le truc ^^) avec le la chantilly maison. Coup de bambou numéro 3, tout dans les fesses …

Mais je crois que tout ca c’est rien à coté du coup de massue que représente ce qu’on nous demande au boulot. Je l’ai nommé le Lorie-isme forcé.

En gros, positivisme, positivisme à l’outrance. Pas de le droit de se mettre en mode pause Banane-Colgate-et-gentillesse-proche-de-la-niaiserie même pendant nos pauses, même si on vient le samedi faire nos courses au magasin, JAMAIS. La POSITIVE ATTITUUUUUDE, chantait l’autre blonde qu’on a vaguement tenté de faire ressembler à Brithney, les textes beaucoup plus niais en prime.

En gros, on a plus le droit d’être ou plutôt d’avoir ce qui fait de nous des êtres humains : des sentiments, des états d’âme… Pas de vie à l’intérieur, juste du positivisme, de la bonne-humeur. Pas le droit de flancher, d’avoir un mot de travers. Mon dieu, ce magsin, c’est Pleasantville !!! je supporte plus les gens qui vous demande « bonjour ca va », sans meme prendre le temps de s’arréter pour écouter la réponse, ou qui vous balance un sourire qui vous montre bien que la réponse, ils en ont rien à carer ? Punaise ils sont ou les rapports humains ? Suis-je encore humaine depuis que je bosse là-bas ?

Non mais sérieux, on va où ? C’est ca le boulot, des grands sourires par devant, de l’hypocrysie qui transpire de partout, des sourires forcés qui nous font même pas mal aux zygomatiques ? et derrière des messes basses, des gens qui déblatèrent ? Je sais pas, mais si c’est ca, moi j’en veux pas. Et je me trouverais le boulot qu’il faut pour ne pas subir ça. Parce que ca n’est pas moi, et ca va à l’encontre de tout ce qui fait ce que je suis.

D’abord.