22 décembre 2008
Esprit es-tu là?
Découvrez Robert Downey, Jr.!
Encore quelques jours, pas grand chose en somme avant Noël.
Période des plus festive, enchanteresse et pleine d'amour s'il en est...
Pas pour moi, pas cette année.
Cette année, comme ca l'est depuis malheureusement trop longtemps, ce sera repas le 25... avec ma tante, peut-être la puce, ma grand-mère et ma mère... Changement de cette année, mon beau-père sera là, parce que lui même ne fait pas Noël avec ses enfants. Il partira en début d'après-midi boire le café chez sa fille qui fête son anniversaire ... Ma grand-mère arrètera pas de râler parce que le repas est pas comme il faut, pas comme ci, pas comme ca, qu'elle ne peut pas manger tel truc... J'espère que ma mère n'aura pas fait trop de bio dans le repas, la puce ne voudra rien manger parce qu'elle connait pas, ma tante ne dira rien, et les 3 se monteront la tête pour une raison ou une autre... avec un peu de chance, ma grand-mère finira bien par bouder.
Tout le monde parlera, ma grand-mère coupera la parole tout le temps, et me demandera tout le temps d'aller chercher quelque chose à la cuisine puisque je suis la plus jeune. Je garderais le plus souvent le nez dans mon assiette, et je prierais pour pas qu'on évoque ma non-situation professionnelle.
Arrivera ensuite le moment des cadeaux, où tout le monde se dit en regardant les autres ouvrir qu'il a pas fait grand chose cette année, et qu'il s'en désole, ou comme chaque année j'aurais un chèque de ma grand-mère qui n'a plus envie de se fouler, et une babiole de ma tante qui croit encore que je collectionne les vaches comme quand j'étais ado.
Moi au milieu de tout ca, dans le salon immense, orné par un sapin en plastique de 40 cm de haut éclairé à la fibre optique, je tâcherais de ne pas penser au repas de la veille que j'espère avoir le courage d'annuler d'ici-là. Ce fameux repas chez mon père, ou comme chaque année, nous mangerons du saumon, des huitres et du foie gras avec sa copine. Sauf qu'entre deux, sa copine est devenue son ex, et même sa colloc, et que l'ambiance entre les deux est merdique.
Ils m'offriront comme chaque année une enveloppe puisque mon père a toujours trop la flegme d'appeler ma mère pour lui demander ce que je veux, et comme chaque année je ne leur offrirais rien puisqu'ils ont soit pas de goût, soit des goûts bien au dessus de mes moyens.
On parlera de banalités, du temps, des français qui bossent en Suisse, mon père s'emportera sur les syndicats, les employeurs, les employés, les suisses, les français, et on ochera la tête... comme chaque année.
Cette année j'aurais aimé que mon père vienne diner à la maison le 24, mais c'est impossible puisque ma grand-mère ne fait pas de repas le soir, sinon elle digère pas et elle dort pas de la nuit, et surtout parce que ma mère n'aurait pas voulu, beau-papa à la maison oblige...
Cette année j'aurais aimé avoir un vrai repas de famille à Noël et arréter de me trimballer entre deux maisons, avec comme seul point commun une ambiance pourrie. Cette année j'aurais aimé retrouver le semblant d'esprit de Noël que j'avais les autres années, mais je me rends compte que c'est une fête plus synonyme d'embrouilles qu'autres choses: chez moi, la préparation du repas et la recherche des cadeaux est plus une corvée qu'autre chose. Plaisir de se retrouver en famille, bonheur, rires et joie? Où ça? Où ça une famille?
Puissent le temps, la vie, et Dieu seul sait encore quoi d'autre me permettre d'organiser et de vivre un vrai Noël... Un Noël avec un vrai sapin immense que j'aurais passé 2h à faire, un Noël avec un repas que j'aurais commencé à préparer 2 jours avant, pour lequel j'aurais fais mes biscuits, pour lequel j'aurais commencé mes cadeaux en septembre. Un Noël pour lequel je ne serais pas certaine que les 2 rallonges de la table suffiraient, où je pourrais asseoir mes deux parents et peut-être leur conjoints ensemble sans craindre l'incident diplomatique... Un Noël où le feu crépitera dans la cheminée, où je mélangerais à ma famille boiteuse celle de l'homme que j'aime, et pourquoi pas aussi nos propres enfants... Un Noël au cours duquel j'aurais enfin une photo avec ma famille... Celle que je me serais construite...
D'ici là... Je vais essayer de m'imaginer toute l'assistance déguisée en renne du Père Noël pour retrouver le sourire... Et espérer que le four ne me lâche pas en pleine fournée de biscuits...
Ah oui, demain j'ai rendez-vous aux Assedics.
(et si le Père Noël ou un lutin passe dans le coin, v'la des idées de cadals pour Saucisse désespérée...)
19 décembre 2008
Retour aux années boutons (pour les autres) et des greluches qui rigolent en faisant bouger leur trop beaux cheveux...
Ce matin, je retombe sur un clip pas vu depuis des années...
(un petit Frica bonus à celui ou celle qui me trouve toutes les références de ce clip! Jeno, interdiction de jouer!)
Et là, y'a tout qui te revient en pleine face: les années au lycée.
Les années où tu as connu le rock, et tu te rappelles l'achat de ton premier cd (Silverchair), tu te rappelles les bals de l'escalade déguisée en Fée à te peler le jonc dehors, parce que l'Escalade c'est début décembre. Tu te rappelles tes premiers "flashs", ces mecs que tu trouvais "trop mââââââââgnons", à qui tu donnais des surnoms -remplis d'inventivité- et trop débiles pour que personnes ne sache de qui que tu parlais, et qui, à bien y regarder aujourd'hui, étaient fort laids, et qui de toute façon ne voulaient pas de toi. Tu te rappelles les cours, les salles de cours, les heures passées à écrire des mots avec ta voisine de pupitre et amie, accolyte qui t'as suivie pendant 4 ans passés dans une batisse historique fondée par Jean Calvin lui-même dans laquelle tu avais trop froid en hiver car les chauffages peinaient à se mettre en route, et trop chaud en été parce qu'enfin les chauffages étaient partis pour carburer...Tu te rappelles le stress avant les partiels, et le nez dans ton bouquin de vocabulaire d'allemand, appelé amoureusement le "LangenSHIT"...
Tu te rappelleras tes profs, "Méga-Tacos" qui t'a dégouté des maths et qui faisait des contrôles sur tout, sauf ce que tu avais vu en cours, et dans le cours duquel tu t'amusais à faire les animaux de la ferme (Fricadelle diplômée en chant du pigeon et du mouton), de la dernière prof de maths qui, habillée avec ses leggins roses à nounours était à la mode avant l'heure, et qui t'as permis d'avoir 20 à ton oral de maths du Bac. Tu te rappelles du prof de français qui ressemblait à Droopy (l'air lubrique en plus) qui passait son temps à loucher sur les seins de ses élèves, mais aussi de celui de droit que notre classe a réussi à dégouter des dernières années et qui avait boudé... Tu te rappelles que tu adorais la seule prof d'allemand que tout le monde détestait et que ton prof d'anglais de dernière année t'a traumatisé à jamais de la langue de Shakespeare parce qu'il avait été troublé par un de tes décolletés et te l'avait fait remarqué. Tu te souviendras du prof de physique tellement allumé qu'à la fin de l'année il ne s'était toujours pas rappelé de ton prénom, et de la prof de gym qui te faisait faire de l'aérobic et qui avait les dents complètement marron, à tel point que tu priais pour pas la faire sourire en cours. Et pis enfin le prof d'éco que tu as eu pendant 4 ans, et qui t'as sorti les mêmes cours pendant 4 années, le nouveau prof de droit super bien gaulé (on se rappellera surtout de ses fesses...) qui rougissait même du crâne, et du prof d'histoire qui arrivait en cours le vendredi matin tellement arrosé d'eau de cologne qu'il t'en donnait la nausée, qui t'avait surnommé "mon petit sapin de Noël" à cause des pinces dans ta choucroute (oui oui, j'ai une choucroute sur tête... pour une Fricadelle, un comble vous dites??' tssss) et qui faisait des allusions perverses en cours...
Et pis tu te rappelles aussi que là-bas du moment où tu ne portais pas de pull Ralph LaurProut, ou que tu n'avais pas de sac Longchprout, que tes activités du week-end n'étaient ni l'équitation, ni la voile, ni le golf, que ton petit ami ne portait pas de pantalons à pinces et des mocassins à pompons (véridique), tu ne faisais pas partie de ce milieu auquel 80% du lycée était rattaché, et que du coup, tu ne participais pas au fameux bal de l'année, celui pour lequel les filles cherchaient leur "cavalier" et se prenaient la tête sur la robe qu'elles allaient s'acheter, tu étais... à part. Tu te rappelles de l'Autre qui passait son temps à remettre ses cheveux afin qu'ils rebiquent juste au niveau de des épaules, agrémentés of course d'un bandeau, et à qui on aurait presque donné le bon Dieu sans confession. Tu te rappelles que les filles comme ca étaient trop BCBG et trop bien pour se maquiller, et que leur expression pour dire que quelque chose était bien, c'était "C'est trop begeeeeey!" (à lire avec la bouche grande ouverte, les yeux écarquillés, le menton vers le bas et la main droite qui fait un mouvement de haut vers le bas...)...
Et tu te rappelles que non, toi, tu écoutais Blink, Silverchair, KoRn, Staind et un peu de Slipknot à l'époque, tu passais ton temps à écrire en écoutant ton dernier CD au point de le connaitre par coeur, jusqu'aux modulations du batteur, que tu jouais aux RPG sur ta vieille Playstation (grosse et carrée, pour laquelle il fallait entonner des chants mayas à la gloire de l'ère informatique en la caressant pour qu'elle démarre), puis lorsqu'elle n'a pas pas survécu à la surtension, sur ta PS2 flambant neuve, celle qui lisait les DVD (ouaaaaaaaaah!!! (bon en vrai, sauf celui du Seigneur des Anneaux, celui-là, elle l'a jamais aimé), et tu allais aux festivals de Rock à l'autre bout de la Suisse, ceux où tu pouvais camper dedans au point que tu te serais cru dans un remake de Woodstock, ceux où y'a des gros rockeur habillés en noir et avec des cheveux longs qui bourrinent tellement que toi, pauvre petite chose de 17 ans, tu garderas le bleu de l'empreinte de la barrière quelques jours incrusté sur le ventre. Tu te rappelles que toi tu te maquillais, que tu n'as jamais porté de pulls Ralph LaurProut et que tu mettais des décolletés le plus souvent possible, et que tout le monde t'as prise pour une dingue lorsque tu es allée à l'oral de maths en jupe, à l'oral d'anglais habillée tout en rouge...
Et pis enfin tu te rappelles la cérémonie de la remise de diplôme, avec tous les parents, les mecs bien habillés, les profs décontractés qui papotent dans la cour, à qui tu dis au revoir, avec qui ton père fait l'effort de parler, même si tu sens bien qu'il s'en tape le cul par terre, des sourires devant l'appareil photo... et de la vie qui s'ouvre devant toi, et dont tu n'as même pas idée...
15 décembre 2008
Au commencement était...
Je vais de plus en plus souvent à Paris, c'est un fait indéniable.
Alors petite provinciale que je suis, j'ai décidé de vous faire part de mes expériences, culinaires-mais-pas-que, dans la capitale... A travers mon regard de Fricadelle des champs...
Ouverture donc du Journal d'une Saucisse des Montagnes à Paris. Saucisse fumée du coup?

14 décembre 2008
Statu Quo
Je rentre de Paris.
A peine avais-je pris le chemin de l'aéroport que le poids de mes soucis était réapparu.
Durant ces 5 jours, j'avais essayé tant bien que mal (surtout au début) de mettre de coté mes angoisses, mes peurs, et tout ce qui s'en suit. Une fois sur le chemin du retour, les fesses posées dans le Rer B, les questions reviennent, les calculs reprennent.
Ceci n'est pas une note pleine d'espoir et de "je ne me fais pas de soucis, tout va très bien se passer". J'ai réussi à me vider la tête quelques jours, à m'aérer les méninges et me charger le coeur, les yeux et la tête (et l'estomac) de magnifiques souvenirs (j'ai eu beau temps à la Capitale en décembre, on vit pas ca tous les jours :) ), mais c'est les seules choses avec lesquelles je reviens.
Pour la motivation, la rage de vaincre, et la confiance en mes qualités et possibilités professionnelles, il faudra attendre encore un peu. D'ici là je vais tenter d'écrire, de vous parler de mes expériences parisiennes, faire des biscuits de Noël et reprendre le bricolage. Parler de ce qu'il m'arrive, de mes peurs et tout, rien n'est moins sur. Mettre des mots là-dessus, c'est leurs permettre d'exister encore plus.
Merci à tout ceux qui m'ont laissé un message. Vous ne pouvez pas vous imaginer combien votre soutien, vos mots, vos injures (spéciale dédicace à toi Warni) m'ont fait du bien...
A très vite.
La Saucisse des Montagnes
05 décembre 2008
Et ca s'arrète là.
Découvrez Staind!
"Nous avons décidé de ne pas continuer au delà de ta période d'essai."
Voilà ce qu'il m'a dit, le Directeur Financier et "RH" de ma boite, ce matin, sans même regarder. Il est resté le nez sur son bloc notes, en m'expliquant ce qu'il pensait être de bonnes raisons, mais sur lesquelles je reste dubitative.
Il est resté le nez dans son bloc notes lorsqu'il m'a dit que mon contrat courrait en fait jusqu'au 12 en vertu du préavis de 7 jours auquel ma période d'essai "donne droit", mais que ma présence n'était pas nécessaire cette semaine. C'est en jouant avec son stylo qu'il m'a annoncé qu'aujourd'hui était donc mon dernier jour, qu'il pouvait comprendre que je n'avais pas envie de rester l'après-midi et qu'en conséquence, il m'invitait à quitter l'établissement directement après notre entretien.
Enfin, c'est en relevant une des feuilles de son bloc-notes qu'il m'a prié de bien vouloir partir sans en parler à mes collègues et ce afin que ceux-ci ne passent pas l'après-midi à statuer sur mon cas. La façon polie de me dire que je n'étais rien, que je ne suis rien, et que je devais partir en tant que rien. Un rien qui n'a mérité ni un au revoir, ni un « bonne chance pour la suite », ni même du respect ou un minimum d’égard.
J'ai bizarrement trouvé son "tu manques de maturité" un peu indécent pour quelqu'un qui n'ose même pas me regarder en face alors qu'il est en train de me licencier, et qui a toujours préféré me faire des petits sourires en coin lorsqu'il me croisait, plutôt que de me faire part directement de ses remarques qu'il allait ensuite rapporter à ma responsable. J’ai tenté de ne pas être choquée ni par le petit sourire de ma responsable quand elle m’a dit que je n’aurais plus accès à mon PC en sortant de la pièce, ni par l’air guilleret qu’elle affichait quand elle m’a dit « je peux te voir 5 minutes » ?...
J’ai l’impression d’avoir été « licenciée » comme une malpropre, comme si j’avais commis une faute grave, comme si j’étais une erreur, une espèce de tâche dans le parcours de leur start-up si parfaite, si exceptionnelle et si « haut-de-gamme ». Ils ont enfin lâché leur boulet, ma responsable voit enfin sa « rivale » s’en aller, et elle pourra à nouveau respirer.
C’est donc sans un mot pour mes collègues, juste « je suis pas très bien, ca m’apprendra de faire la bise à tous les malades de la boite, je vais rentrer », que j’ai rangé discrètement mes affaires, que j’ai mis ma tasse Stitch dans un sac, sans même la vider complètement, que j’ai récupéré ma sauce à salade bio dans le frigo… C’est aussi sans un mot que quelques larmes sont montées lorsque la seule au courant, la comptable-que-personne-n’aime-sauf-ceux-qui-en-ont-marre-de-la-boite a posé sa main sur mon bras en me demandant si ca allait…
Sur le coup, je ne saurais dire si j’ai vraiment réalisé… j’ai pensé au fait que j’en avais ras le bol, que l’ambiance me minait et que c’était un mal pour un bien… Maintenant que j’atterris un peu, c’est différent. Je me rends compte de tout ce que ca remet en cause, mes projets d’appart, me racheter un appareil photo (même un compact), Noël… Bizarrement, la magie et la féérie de Noël, les cadeaux que j’ai toujours adoré faire aux gens que j’aime, tout ca… ca n’a plus aucune importance… C’est bizarre, je tourne en rond dans ma chambre, plus rien n’a de goût, ni de saveur, je… je sais pas, j’arrive pas à voir très loin… comme si mon cerveau s’était mis en mode veille.
J'ai fais trois fois le tour de ma chambre sans vraiment comprendre ce que je voyais... faut que je range des trucs, mais l'information ne monte pas à mon cerveau... J'ai l'impression d'être une ombre, un morceau de viande sans vraiment de but, sans attrait et sans importance en fait.
Je pars à Paris la semaine prochaine, histoire de prendre l’air, d’y voir peut-être un peu plus clair, et de réfléchir à tout ca, à mon avenir… Au moins il me reste ca... J’essaierais de vous tenir au courant.
04 décembre 2008
Burn Out
19h, me voilà encore à mon bureau, pour la première fois depuis 3 mois, la dernière à partir... Mardi, lorsque je suis partie à 20h30, il restait encore ma responsable, et j'avais pris une pause de 10 minutes. Ce midi, j'ai eu de la chance, ca aura été 30...
Une envie de vomir, des nausées, le coeur qui se serre... Je suis épuisée. J'avais prévu d'aller nager un peu, pas bien grave.
J'aime ce que je fais, mais ca devient trop... surtout l'ambiance qui me pèse de plus en plus.
L'impression sans cesse d'être jugée par des personnes dont ce n'est en aucun cas la prérogative, l'impression que c'est au premier qui baisera l'autre, et que la délation est légion. On est 25, si on ne rame pas tous dans le même sens et ensemble, je ne sais pas ce qu'il va advenir de cette boite.
L'envie de chercher autre chose se fait de plus en plus présente, et pressante. Chercher, tous les jours, et trouver, absolument.
Ce soir, seule à mon bureau, je ne me suis rarement sentie aussi seule. Le boulot m'épuise, de même que les trajets, et j'ai moins le temps de voir ou d'appeler ceux que j'aime. Ce n'est pas la seule raison non plus...
J'ai le sentiment de m'enfermer dans quelque chose, dans cette boite, et que je dois forcer pour garder la tête hors de l'eau. Ce soir, je suis à bout de tout. Physiquement, mentalement ... mais pas que.
Je suis fatiguée.
Des petites lumières et du froid...
Retour.
Je reviens de Paris, ville magique, ville de lumières, où pour la première fois j’ai entre-aperçu les illuminations de Noël. Bien entendu que j’ai tenté les Champs, samedi en fin de journée. Et malgré le monde, il m’a fallu une bonne vingtaine de seconde avant de réaliser...
Tout était présent, des illuminations dans les arbres, la grande-roue là-bas vers la Concorde, les chalets du marché de noël, et le froid. Heureusement pas de pluie, et j’ai eu de la chance. J’adore Noël, j’adore cette ambiance, j’adore avoir froid et le nez gelé dehors avec mes paquets plein les mains. J’adore passer des heures à emballer les cadeaux, de longues minutes à écrire mes cartes de vœux… et surtout j’adore voir un visage qui s’éclaire lorsque je tends un paquet… J’adore les petites lumières de partout qui illuminent tout et donnent cette ambiance si magique… J’ai en plus le bonheur de vivre dans une région où on voit la neige, ce qui rends le tout encore plus féérique…
J’ai eu de la chance, un week-end entier sur Paris sans pluie, ormis à mon arrivée (alors que j’avais quitté la Haute-Savoie avec du beau temps (Paris, ville de MMMMMMMMMMMMMM….), et le soir lorsque je suis partie.
Définitivement, je me sens bien dans cette ville. Je ne sais pas ce qui en fait son attrait, moi qui suis une fille « de la campagne », qui aime ses montagnes, sa nature, et qui s’émerveille devant les vaguelettes ou le caractère plat du lac Léman. Peut-être est-ce l’ambiance, le monde, cette vie qui règne à Paris, et me fait me rendre compte que Genève est une ville un peu morte. Peut-être est-ce tout ce qu’il y a à y faire : les expos, les spectacles, les visites, les ballades. Alors que chez moi… on vient me rendre visite dans 1 mois, et je me dis « heureusement qu’on va aller skier 1 jour ou 2, sinon on va faire quoi ? ».
J’aime la disponibilité de Paris, tout ce qu’on peut y faire, j’y aime l’animation, j’y aime les possibilités. Pourtant. Pourtant j’y suis en manque de calme, en manque de douceur, en manque de propreté, et les odeurs sont autant d’agressions que les bruits, les cris, le métro qui arrive.
Alors que mon boulot est en phase de péclotage et que je m’interroge sur mon avenir –encore oui-, je me demande pourquoi ne pas rebouger, et carrément partir dans une grande ville française. Oui je sais, j’ai dit et répété avoir envie de retrouver mes racines, de me poser en Haute-Savoie pour me refaire, mais à l’heure actuelle, les choses bougent, et j’ai envie de bouger avec. Paris me tente, tout comme Lyon, mais cette ville-ci pour beaucoup plus longtemps. J’ai encore le temps pour me décider, je pense quand même encore rester au pays du chocolat quelques mois, peut-être 1 an, et après j’aviserais…
Paris, Lyon ou ailleurs, je me donne encore le temps, mais j’y réfléchis… et je retourne à Paris pour me faire une idée plus précise… bientôt !


