Bon, je continue de vous raconter notre périple, même si au vu des commentaires, ça n’intéresse pas grand monde. Bref.

Notre quatrième journée, c’est un peu la raison de notre venue à Kyoto à cette période du mois : le grand Marché de Toji : de la nourriture, des vêtements, des objets divers et variés, antiquités, des choses bizarres non identifiés à ce jour et… des kimonos d’occasion.

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Statue devant le Toji, qui est -accessoirement- la plus grande pagode du Japon (si je ne m'abuse :))

Voilà pourquoi donc nous atterrissons –en bus- au Toji. Immense. C’est le seul mot qui me vient à l’esprit. Ce marché est immense, et en 2h nous n’en avons fait que la moitié, et encore. Nous avons attaqué la matinée par un Pancake-yaki (de son vrai nom un Obanyaki mais comme cela consiste en 2 tranches de pancakes fourrées aux haricots rouges ou blanc, au mutanella (du Nutella de chez Mutant, le discounter du Nord qui commercialise des Tigers et non des Lions, du Tennis Cola et non du Coca Cola… vous voyez le genre)) chacun, un aux haricots rouge et un au Mutanella (en vrai, ca n’existe pas le Mutanella, mais disons que les Japonais ne sont pas très forts en chocolat…).
Ensuite, nous nous sommes mis en quête de mon kimono (j’ai préféré d’abord chercher le kimono et après le obi). Des vendeurs de kimono d’occasion, il y en a pas mal qui proposent des kimonos en plus ou moins bon état pour 1000 à 3000 yens (entre 9 et 27 euros). Qu’est ce qui justifie des prix aussi bas ? les kimonos sont vieux et piqués sur la doublure (tâches brunes de vieillesse), tâchés (les tâches sont plus ou moins visibles). Perso, j’ai trouvé les mien chez une petite vielle, pour 1000 yens. Il est juste juste au niveau de la taille, mais il est très joli. Pour le obi en revanche, je n’ai pas trouvé mon bonheur dans ceux d’occasion (500 yens), et j’ai craqué pour un obi neuf à 2000 yens, et enfin un obijimé (neuf, car il était tard et on devait partir pour une rando dans l’après midi) à 500 yens. En tout, mon kimono m’aura donc couté 3500 yens, 32 euros. Autant dire cadeau. Ne me reste plus qu’à trouver un pressing sérieux et délicat pour le faire nettoyer, même si je me doute bien que le pressing me coûtera sûrement plus cher que le kimono lui-même...

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Mon Kimono n'a moi :). Et comme vous pouvez le constater, on ne voit pas le petite tâche sur le devant... ! il est en réalité un peu plus pâle, la photo ne lui rend pas justice.

Le midi, nous avons testé Izuju, spécialisé dans les sushis typiques du Kansai : les Inari sushis (le riz est enveloppé dans une « poche » de tofu mariné) et Saba Sushi (sushi au maquereau (un régal)). Au vu du menu –magnifiquement incompréhensible- on est content qu’on nous fournisse un menu en anglais avec photos… Petite salle, cuisine familiale, service ultra rapide, en 1h à peine nous étions sortis, et on s'était littéralement RE-GA-LE ! …

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Le menu en Japonais de Izuju, mais surtout, les sushis, servis pour nous deux dans un grand plat... Un délice...

Pour partir rejoindre un Travel Angel de Kyoto pour une randonnée entre Kibune et Kurama. En 25 minutes de train seulement nous voici en pleine montagne/campagne. 1h30 de rando avec des marches, des marches, des marches et des petits temples… une montée pour ensuite une redescente vers Kurama et découvrir un petit village en pleine préparation du festival du feu le lendemain : préparation des torches géantes, les villageois présentent leur trésors de famille (armure de samourai, vase, etc…). Nous le traversons pour gagner le onsen (source d’eau chaude) en haut du village. Le pass train+accès aux bains coute 1700 yens, et croyez moi, les fesses dans cette eau chaude à 41°, le visage sous les étoiles, j’ai pas regretté les presque 2h de marches :). L’eau est très chaude, donc dans le bain, on reste quelques minutes, puis on ressort, le temps que le corps sèche un peu, et on retourne dans le bain…
Pour la petite histoire, je suis restée un peu plus de 30 minutes (douche complète avant comprise, n’oublions pas que l’on se baigne totalement nus dans les bains, et que l’hygiène doit être au top)… le Parisien lui… 1h15. Ahem…

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A l'arrêt de bus, un distributeur de boissons (il y en a tous les 3 mètres au Japon) bizarres, aux couleurs de la saison : des érables rouges devant le Kyomizu Dera que nous avons visité le 2ème jour de notre voyage... 

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Des petites douceurs avant de commencer la balade, on sait jamais, des fois qu'on viendrait à mourir de faim après notre succulent déjeuner ! (Cookie Marshmallow et Cookie Cranberries :))


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Etrangeté sur le chemin qui mène à la balade à proprement parler : les barrières qui délimitent les chantiers sont des grenouilles !

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Au cours de la balade, des bonshommes arbres, des temples...

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Arrivée à un temple semble t-il très réputé, très très beau, perdu dans la montagne, un endroit d'où se dégage énormément de sérénité

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Dans le village de Kurama, les villageois préparent les torches géantes pour le festival du lendamain, et certaines maisons présentent déjà les trésors de famille

 

Depuis les bains, une navette nous a redescendus directement au train pour retourner à Kyoto…

Soucieux de ne pas répéter le scénario de la veille, nous avions repéré notre resto en avance, et nous sommes allés chez Za Watami. Ouvert jusque tard dans la nuit (oui c’est possible. Il semble que seuls les petits restaurants ferment tôt,, ou alors que le mercredi soit le jour de fermeture officielle, un peu comme chez nous parfois le lundi !) , ce restaurant sur plusieurs étages sert de multiples plats, japonais, chinois et… bizarres :)

A noter que dans ce restaurant, on laisse ses chaussures à l’entrée (oui il est des moments où on remercie le ciel de ne pas avoir porté toute une journée d’été des baskets… et surtout on le remercie encore plus que notre voisin de table n’en aie pas fait autant), et on mange ou directement par terre, avec les jambes dans un trou sous la table, ou à une table, à l’occidentale.

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Quelques exemples de plats du Za Watami : Chips de Henkon (Racine de Lotus, ca ressemble à de la pomme de terre, très yumi !), carapccio de poulpe (le poulpe est juste divin au Japon, rien a voir avec le caoutchouc qu'on nous sert en France!), et Onigiri au saumon et à la prune salée...

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Quelques exemples de plats que nous ne nous sommes pas risqués à gouter au Za Watami, qui relèvent plus de la cuisine chinoise, comme les pattes de poulet fries...

Une bonne petite journée donc, qui s’est terminée par une balade dans la rue de Pontocho Dori, connu comme Gion pour ses Geishas, et par un doux repos sur nos futons et tatamis…

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Voui, à Pontocho, on est fier de ses Geishas, et de mettre des mots en français pour faire classe... Même si pour le coup, c'est juste ridicule !

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Ce que j’ai pu adorer le Japon... Je veux y retourneeeeeeeeeeer !